Condamnation de Kokopelli – la Nature est le Bien commun de l’Humanité
L'association KOKOPELLI sauvegarde, avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés de semences qui risquent de disparaître. Elle vient d'être condamnée sévèrement pour avoir commercialisé des semences anciennes qui n'appartiennent pas au catalogue des semences autorisées par la législation. Elle doit ainsi verser 12.000€ pour le grainetier Baumaux et 23.000€ pour l’Etat et la Fédération des Industriels de la Semence (FNPSPF).
En 2007, l'association était déjà condamnée. L'histoire qui opprime les résistants se répète aujourd’hui au nom de la "concurrence déloyale". Que sont ces lois qui gouvernent les logiques des bourreaux lorsque les semences anciennes sont autant de solutions concrètes qui concourent à assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l'augmentation de la population mondiale ?
Édito: Décentralisation : Acte III ou 6e République
Depuis des mois, les élus de la Gauche par l’exemple n’ont eu de cesse de décortiquer les versions successives du projet d’Acte III de la décentralisation. Pas par dogmatisme sur la question de la décentralisation. Mais parce que ce texte constitue un renoncement démocratique, parce qu’il entraîne la soumission aux logiques de compétitivité, parce qu’il fragmente le cadre national et républicain, parce qu’il acte l’abandon de l’égalité entre les territoires et les citoyens. Les tréfonds républicains du pays se cabrent et avec eux nous avons sonné l’alerte.
Pourtant, le coup de poignard dans le dos est venu d’où on ne l’attendait pas. Las de voir le Parlement cantonné au rôle de godillot comme sur l’accord Medef que François Hollande et Jean-Marc Ayrault demandent de transcrire tel quel dans la loi, Jean-Pierre Bel (PS), Président du Sénat, a pris sa revanche et vient d’humilier le gouvernement sur l’Acte III en annonçant lui-même que ce dernier devra « revoir totalement sa copie et le calendrier ». L’un des projets de loi « symbole » de la mandature de François Hollande vole ainsi en éclat une semaine avant son passage prévu en conseil des ministres, et qui plus est sous les coups de boutoirs de l’un des siens. Déliquescence du pouvoir…
Appel des élu-e-s à l'initiative de la Gauche par l'Exemple
Le 5 mai marchons pour la 6e République
Pas un jour ne passe sans qu’une nouvelle affaire ne vienne mettre en lumière l’impunité et l’outrecuidance de ceux, qui défendent l’austérité pour les citoyen-ne-s et pour les collectivités locales, la réduction des dépenses publiques à tous les échelons du service public, pour contenter la finance et les actionnaires ; ceux-là même qui commandent aux salarié-e-s de se mettre en congés de leurs droits, mais qui vont cacher leurs milliards pour se soustraire à l’impôt et à la solidarité nationale.
Ces affaires viennent aussi éclairer les connivences entre le monde de l’argent et monde politique, et illustrer l’accaparement du pouvoir par une oligarchie.
Nous n’assistons pas seulement au dérapage de quelques responsabilités individuelles. « La moralisation de la vie politique », comme en son temps « la moralisation du capitalisme », soi-disant impulsée par Nicolas Sarkozy, n’est qu’un slogan. Quant aux mesures de "transparence" proposées par le président Hollande attirent la suspicion sur tou-te-s les élu-e-s et ne règlent en rien la crise totale du système.











